Fiction pour lecteur averti:
Cette fiction peut heurter la sencibilité de certaines personnes. Je ne note pas cela pour me donner un genre mais simplement pour avertir que certains passages ou fait-et-gestes des personnages peuvent choquer. Je n'invente pas tous les problèmes ou tortures subit par les personnages, je sais ce que cela fait et ce que l'on ressent lorsque l'on vit certains moments très critiques, je n'entrerai pas plus en détails sur mes vécus juste vous dire que je ne raconte pas des bétises. Si malgré cela certains ne sont pas daccord avec moi où veulent réagir, c'est en message.
Je vous souhaite une bonne lecture et un bon moment dans mon monde.
Anita
Les heures s'écoulaient si lentement qu'il se demandait si ce jour allait se terminer ou non. Il observait les gens passer devant la boutiques, les voitures défiler le long de la rue sans jamais s'arrêter. Il n'y avait pas eu énormément de clients aujourd'hui, une dixaine au grand maximum.
-Quand tu as terminé de ranger la caisse tu peux rentrer, on va fermer plus tôt aujourd'hui.
Il observa sa patronne, une femme de deux têtes de moins que lui, forte mais si gentille. Madame Karp était capable de lire l'état d'une personne rien qu'en observant le visage de celle-ci et elle avait bien vu que pour le jeune homme ce n'était pas une belle journée. Il termina de compter les billets de banques et les pièces avant de prendre son manteau et de s'en aller. L'horloge de la ville sonna dix-neuf heure, le soleil avait déjà disparu, l'automne se faisait sentir. Sebastian se dirigea vers la gare, il venait de louper son train et devait attendre une bonne heure et demie avant de voir arriver le suivant. Il n'était pas préssé qui pouvait bien l'attendre, son chat`? Peut-être, mais pas âmes qui vivent.
-Pardon jeune homme, vous n'auriez pas un euro pour le billet`?
Sebastian sortit son portefeuille et tendit une petite pièce à la vieille dame qui le remercia chaleureusement. Il retourna dans sa pensée, plus que tout il se sentait seul, perdu dans ce monde sans personne pour se soucier de son état. Parfois il aurait aimé rendre visite à ses parents, c'est vrai, s'ils avaient été encore en vie. Des amis`? Depuis qu'il avait quitté son village du sud de l'Allemagne il ne s'en était jamais refait et avait perdu les autres. Sarcasmes et moqueries se propageaient dans la boutiques lorsque les clients l'appercevaient mais après deux ans, ils ne les entendaient plus. Un homme d'âge plus que mûr s'assit alors à côté de lui, ils n'avaient aucuns points en communs et surtout pas la couleur de peau. Le silence se fit lourd dans cette grande gare.
Il montait sans bruits les escaliers de son immeuble. Pour la plupart des habitants de ce bâtiment Sebastian était transparent et vice-versa. Le jeune homme se souvenait de la vie des autres seulement lorsque la concierge du dessus se mettait à crier en Portugais après ses enfants où son mari. Il y avait aussi les rares soirs où sa voisine du palier venait lui demander son avis sur des choses vraiment insignifiantes. Il dévérouilla la porte et entra dans son petit trois pièces. Son siamois vint alors s'enrouler entre ses jambes.
-Bonsoir mon beau, on se retrouve à nouveau seuls ce soir.
L'animal se contenta d'un miaulement pour seule réponse, après tout qu'attendre de plus de la part d'un chat`? Sebastian alla directement rejoindre son salon et y déposa son menteau avant de se diriger vers la cuisine. Il ouvrit une boîte de pâtée et en versa un peu dans la gamelle de l'animal avant de réellement penser à se nourrir lui-même. Il ouvrit le placard face à lui et se prépara une conserve.
-Alors Joniboy qu'est-ce qu'on fait se soir les deux`? Musique`? Télé`?
A vrai dire Sebastian n'avait aucune envie de s'affaler sur son canapé, il voulait la retrouver, elle, la fille qui depuis près d'un an hantait chaque soir ses rêve. Il la revoyait toujours à la même place, habiller de la même manière robe noire, petite jaquette noire et des bottes à talons hauts. Cette beautée ne se vêtissait que de noir tout comme elle se maquillait. Ses yeux verts étaient toujours peints d'eyes-liner noir, de phare à paupières noir et pour terminer ses lèvres toujours couverte d'une fine couche de rouge à lèvre digne de l'Oréal noir. Sebastian s'assit à son snythétiseur et l'alluma. Petit il avait suivi des cours de piano un certain temps, pour le reste il s'était débrouillé seul. Il lui arrivat souvent de passer des heures à jouer le même morceau tout droit sortit de son imagination. Il ne savait pas vraiment lire une partition alors il ne pouvait pas les écrire voilà pourquoi d'un jour à l'autre la mélodie évoluait. Le jeune homme chantait également divinement bien mais cela personne ne le savait car personne ne l'avait jamais entendu. La sonnerie de la porte retentit, alors il se leva, de la visite`?
-Vous avez oublié votre courriel sur les marches Sebastian.
-Excusez-moi, merci.
Les discutions ne se faisaient guère plus longues entre les deux voisins. Si Sebastian ne parlait que peu s'était pour ne pas avoir à s'attacher à quelqu'un de peur de perdre un ami de plus. Il souffrait seul et en silence, ne se pleignait jamais au près de quiconque qui cela pouvait-il bien intéresser`? Il retourna dans son salon et s'assoupit sur son canapé.
Il avançait tranquillement dans la rue, il faisait sombre et une fine pluie tombait pourtant Sebastian avançait sans s'en soucier. Le bruit ses pas raisonnaient contre les murs des bâtisses ce qui ne le faisait pas passer innaperçu, peut importe, les rues étient simplement désertes. Il le savait très bien, encore une centaine de mètres et elle serait face à lui. Ses pensées étaient vides et il ne faisait rien pour y remédier. Il ne faisait pas vraiment chaud et l'humidité de l'air n'arrangeait absolument rien. Il contourna un mur et l'apperçut au coin de la rue, assise sur un banc le regard vers le ciel nuageux. Sebastian s'approcha lentement vers celle qui hantait ses nuits depuis des mois. La jeune femme le regarda dans les yeux, se leva et recula comme effrayée, Sebastian sut alors qu'il avait été trop brusque, il ralentit donc le pas. Cette fille semblait si forte mais à la fois si faible, si arogante en vue de son look mais si mal dans sa peau aussi. Il s'arrêta d'un coup attendant qu'elle fasse un pas vers lui. Il ferma les yeux et attendit. Lorsqu'une main se posa sur sa joue il sourit.
-Quel est ton nom`?
-Shuuut.
Elle posa un doigt sur ses lèvres avant de prendre le visage du garçon entre ses doigts et de caresser sa peau si douce. Sebastian mourrait d'envie de poser un nom sur ce visage, si fin et hypnotisant pourtant il n'insista pas. Il posa ses mains dans le creux des reins de la jeune femme et l'attira à lui tandis que cette dernière goûtait à ses lèvres sucrées. La délicatesse et la tendresse de leur gestes aurait fait pleurer le démon le plus dûr, mais personne ne les voyaient, ils était là, au milieu de la rue à s'embrasser sans que personne ne le remarque.
Sebastian se réveilla brusquement alors il éclata en sanglots, encore une fois il y avait cru. Il avait espérer s'éveiller et découvrir que cette fille était réelle et bel et bien à ses côtés, mais non. Il mit du temps, comme d'habitude, à se calmer et à arrêter de pleurer. Il fixa son portable sur la table basse de son salon, il s'y était endormi, et remarqua qu'il n'affichait que trois heure du matin. Il décida de ne pas retourner dormir au risque de retrouver cette mystérieuse femme, il pleurait assez souvent pour que cela ne se passe pas deux fois en une nuit. Le jeune homme alla se préparer un café et alluma sa télévision.
La gare était bondée comme chaque matin mais Sebastian réussit à trouver une place assise. Le magasin ouvrait à spet heure et demie il devait donc prendre le train de six heure quinze, question d'horraire de train vraiment mal organisés pour une personne qui vivait à une demie-heure de son lieu de travail. Une nouvelle journée commençait et Sebastian aurait préférer sauter quelques heures d'humiliation cotidienne pour une fois.
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Hello les gens,
J'espère que cela vous a plu.
Pour le moment il ne se passe pas grand chose et on ne découvre
pas des masses mais c'est histoire de faire durer le suspence.
Si vous voulez me le donner j'aimerais bien savoir votre avis.
La suite viendra bientôt, je ne précipite pas les choses.
Anita